Angilys donna un paquet à chacun et vint se hisser sur mes genoux. Les jumeaux déballèrent leur bracelet en argent exactement en même temps à la seconde près. Leurs regards s'illuminèrent au même moment, chacun faisant jouer son bracelet entre ses doigts. Au moment où ils posèrent les yeux sur la gravure Lilys me regarda, j'hochais la tête et elle dit :
-« Les lettres c'est nos prénoms : B c'est Bill, T c'est Tom ; D c'est Dolereï et A ben c'est moi ! »
Bill sourit et Tom explosa de rire, chacun attachant le bracelet de l'autre. Ils se levèrent, nous embrassèrent et Tom nous remercia chaleureusement. Apres le repas, Angilys exigea que ce soit Tom qui la couche. Ce qu'il fit avec plaisir. Bill, crevé, monta dans sa chambre aussi. Je vis qu'il n'avait pas pris ses médicaments, aussi je les lui montais sur un plateau. Il était assis sur son lit, la tête dans les mains, quand il me vit, un sourire se dessina sur son visage. Je m'assis près de lui et sous mon regard il avala tous ses médicaments. Il se retourna et prit quelque chose sur sa table de nuit. Il me regarda avec des yeux interrogateurs : il tenait dans sa main un tube de pommade. Je lui souris lentement et lui prit le tube des mains. Il enleva son t-shirt et s'allongea sur le ventre. Je me mis a rougir violemment ; c'était ridicule ! Il n'était pas le premier garçon que je voyais torse-nu ! Alors pourquoi mes joues s'enflammaient comme ça ? Je repris mes esprits. Je me mis à califourchon sur lui et le plus délicatement possible je me mis à enduire ses différentes plaies de pommade. Je l'effleurais du bout des doigts, j'avais beau y aller le plus doucement possible, je pouvais tout de même voir le doux visage de Bill se tordre de douleur. J'avais mal en voyant ses cicatrices et ses bleus. Il se tourna pour que je puisse soulager les cicatrices sur son ventre et son torse. Pendant 10 minutes je massais son ventre, l'endroit le plus meurtri de son corps, il avait une cicatrice énorme au niveau de l'aine, je me dis que c'est là que le couteau avait dû s'enfoncer le plus profondément. Les médecins avaient beau dire que les traces de cicatrices partiraient avec le temps je me demandais vraiment si celle ci vraiment très profonde partirait un jour. Lorsque j'eus fini, il se redressa et je vis qu'il pleurait de douleur, sûrement de honte aussi. Je le pris dans mes bras et le berçais doucement. Nous restâmes ainsi cinq bonnes minutes, puis il desserra son étreinte, dégagea sa tête de mon cou et tout doucement colla ses lèvres aux miennes. C'était un baiser tout doux ; juste un effleurement qui dura à peine quelques secondes et qui pourtant me chamboula au plus profond de mon être. Pour lui c'était sûrement juste un baiser pour me remercier.
-« Allez va au lit, tu souffriras moins si tu dors ! »
Il me sourit et partit se réfugier sous les couvertures. Je déposais un baiser sur son front et sortis de la chambre.